La relâche pour les enfants TSA…

On a souvent tendance à penser que les enfants TSA ont la même compréhension du terme « semaine de relâche » que les neurotypiques.

Lorsque vous dites: « semaine de relâche » à un enfant neurotypique, à quoi pensent-ils pour la plupart? Congé d’école pendant une semaine complète, pas de devoir, on reste à la maison avec papa et maman ou selon sa situation, jouer avec des amis, faire des visites, faire des sorties…beaucoup d’imprévus. L’enfant a fait des liens entre le terme et ce qu’il a déjà vécu ou ce qu’on lui a expliqué verbalement. Dès la première journée de la relâche, l’anxiété diminue, il est content, il dort bien, mange bien, etc.

Pour la plupart des enfants TSA, le terme « semaine de relâche » ne veut absolument rien dire. On oublie qu’ils sont coupés du sens de l’information (Harrisson, St-Charles). Dès la première journée de la relâche, il est plus anxieux, fait des crises, ne dort pas, n’arrive plus à manger, tourne en rond, fait plus de gestuelle, répète sans cesse « aller à l’école », etc.

Il ne comprend tout simplement pas ce qui se passe, il est anxieux! Il tente de donner un sens à la situation.

Voici quelques trucs pour palier à la mauvaise compréhension de l’enfant TSA du terme « semaine de relâche »:

  • Lui expliquer visuellement ce que veut dire le terme « semaine de relâche ».
  • Lui expliquer visuellement ce que l’on peut faire pendant la semaine de relâche.
  • Lui mettre à l’horaire, sur un calendrier par exemple, la première journée de la relâche et la journée qu’il recommence l’école.
  • Structurer le temps à la maison (horaire de la journée, les activités, la visite qui arrive/part, les sorties, etc.).
  • Soyez le plus détaillé et précis possible.
  • Laissez-lui du temps libre,tranquille.
  • Diminuer les stimuli (bruits, lumière, mouvements, etc.) lorsque vous percevez des signes d’anxiété.
  • Revoyez avec lui la journée avant d’aller au lit (ce qu’il a fait, ce qui s’est passé), visuellement.

Ayez toujours en tête comme référence que lorsqu’il est 11h le matin, il se peut qu’il soit 16h (au niveau de la fatigue, surcharge) pour votre enfant. (Harrisson)

Chaque enfant est différent dépendant l’intensité de sa structure. Ne vous gênez pas pour vous faire confiance en temps que parent, vous êtes la personne qui connaît le mieux votre enfant.

Bonne semaine de relâche!

Nathalie Fecteau, intervenante certifiée SACCADE

Ce billet a été publié dans la catégorie Articles. Ajoutez le permalien aux favoris.